Tous les articles par chantalheureux

Blogueuse depuis octobre 2014 Chroniqueuse culturelle depuis 2008 Chroniqueuse arts visuels depuis 2010, à Radio Centre-Ville et Radio Ville-Marie depuis septembre 2014. Productrice d'une émission en arts visuels à CIBL de septembre 2010 à août 2014 et depuis le 23 juillet 2015 à Radio Centre-ville.

JUSQU’AU 14 OCTOBRE 2018 AU MUSÉE MC CORD: DÉPLOIEMENT DE L’UNIVERS DE BALENCIAGA AU MUSÉE MCCORD!

ALBUM SOUVENIR :

En programmation du Magazine radio In situ du 11 juillet 2018 et en rediffusion dans le cadre de l’émission Montréal Pluriel Le Retour le 15 août 2018, à l’occasion du Festival Mode & Design, une entrevue avec Cynthia Cooper, conservatrice au Musée McCord qui nous présente l’exposition dédiée au maître espagnol incontesté de la haute couture Balenciaga, au Musée McCord jusqu’au 14 octobre 2018.

Une exposition qui rend hommage aux robes  et aux chapeaux du célèbre couturier, accompagnés de croquis, photos, échantillons de tissus, radiographie, toiles et films. La grande salle en fin de parcours vaut à elle seule le déplacement, pour découvrir toute l’influence et de Balenciaga sur les designers d’aujourd’hui.

Pour en savoir plus, voir l’album photos qui suit et vous pouvez écouter plus bas l’entrevue diffusée à Radio Centre-Ville 102,3.

UNE RECOMMANDATION DE IN SITU!

Publicités

JUSQU’AU DIMANCHE 14 OCTOBRE 2018 À LA MAISON DE LA CULTURE MERCIER : EN VEDETTE, LE VERRIER D’ART DE HAUT NIVEAU STEPHEN PON !

L’émission Montréal pluriel Le Retour du 3 octobre 2018 fait place à une exposition d’ampleur, à une mise en place et une mise en scène d’oeuvres spectaculaires du verrier d’art d’expérience  Stephen Pon. Une exposition titrée Les destins du possible qui occupe tout le vaste lieu de diffusion de la Maison de la Culture  Mercier jusqu’au 14 octobre 2018.

Une exposition propice à la déambulation et à l’appréciation, sous un éclairage sophistiqué,  de multiples personnages expressifs qui naviguent dans des embarcations d’une époque antique et  sur les mers du destin, selon les propos de l’artiste, récipiendaire d’un prix  du CALQ, celui d’oeuvre de l’année en région pour sa sculpture extérieure Via Solaris. Un ravissement pour les yeux!

L’artiste, enseignant et conférencier Stephen Pon est interviewé au sujet de son exposition grand déploiement,  des techniques du verre qui caractérisent sa pratique artistique : celles du verre soufflé, du verre coulé et de la pâte de verre, ainsi que sur le marché du verre.  Les oeuvres de Stephen Pon ayant d’ailleurs été acquises par des collectionneurs autant au Canada qu’aux États-Unis.

Pour en savoir plus, voir l’album qui suit et vous pouvez écouter plus bas, l’entrevue diffusée dans le cadre de l’émission Montréal Pluriel Le Retour, animée par Neal Armand et diffusée Radio Centre-Ville.

JUSQU’AU 13 OCTOBRE À LA GALERIE B-312 : UNE RÉSIDENCE D’ARTISTE FRUCTUEUSE, CELLE DE SIMON BERTRAND!

En programmation du Magazine radio In situ du 10 octobre 2018, une entrevue de fond du chroniqueur Pierre Archambault de l’équipe In situ, avec l’artiste et enseignant Simon Bertrand, représenté par la Galerie René Blouin, qui  présente l’aboutissement d’une résidence estivale d’artiste réalisée à la Galerie B-312. Une exposition spéciale réunissant huit oeuvres et titrée Atlas : Constellation II à la Galerie B-312, dans l’édifice Belgo jusqu’au 13 octobre 2018.

In situ fait donc place à la rigoureuse démarche de Simon Bertrand à la Galerie B-312, qui fait suite à l’expo Atlas présentée à la Galerie René Blouin en 2017. À ce travail acharné et intériorisé de l’artiste  correspond la vaste sphère céleste ou l’ampleur de textes fondateurs de la littérature. Un artiste ambitieux   qui réunit un temps par la voie de la transcription et du recours aux codes, ces deux dimensions que sont le macro et le micro, à la base de l’expérience humaine.

Pour en savoir plus, voir l’album photos qui suit et vous pouvez écouter plus bas l’entrevue diffusée à Radio Centre-Ville 102,3. UNE RECOMMANDATION DE IN SITU!

 

SPÉCIAL ARCHITECTURE AU MAGAZINE RADIO IN SITU (1E PARTIE):

Dans le cadre d’un spécial architecture au Magazine radio In situ du 22 août 2018 et rediffusée à l’émission Montréal Pluriel Le Retour, une entrevue avec Arturo Galansino, Directeur de la Fondation du musée Palazzo Strozzi en Florence est transmise au sujet du célèbre mouvement florentin d’architecture Radicali durant la décennie 1966 à 1976. Un mouvement qui  a marqué l’histoire et qui aura eu un impact planétaire, dont on perçoit encore maintenant toute l’influence.

Une exposition en cours au Centre  Canadien d’Architecture titrée Utopie Radicali/1966-1976 jusqu’au 7 OCTOBRE 2018. Une deuxième escale pour cette exposition qui a été présentée auparavent au musée Palazzo Strozzi en Florence.

Pour en savoir plus, voir l’album photo et vous pouvez écouter plus bas, l’entrevue diffusée à Radio Centre-Ville 102, 3.

UNE FORTE RECOMMANDATION DE IN SITU!

JUSQU’AU 7 OU 8 OCTOBRE 2018: LE VOLET ARTS VISUELS DU FESTIVAL LATINARTE 2018 RECOMMANDÉ!

En programmation du Magazine radio In situ du 3 octobre 2018, une entrevue spéciale sur le volet arts visuels de la 10e édition du FESTIVAL LATINARTE, incluant deux expositions titrée Passages convergents ayant réuni trois artistes ( Beatriz Herrera, Frederico Carbajal et Santiago Tavera) en deux lieux :  au Conseil des Arts de Montréal jusqu’au 27 septembre 2018 et à la salle de diffusion Parc Extension jusqu’au 7 octobre 2018.

À cette exposition déployée dans deux sites, s’ajoute une présentation de bijoux argentins à la Galerie Noel Guyomarc’h jusqu’au 8 octobre 2018, rassemblés par la commissaire Ana Catalina Montoya, au cours d’une résidence réalisée en Argentine.

La commissaire, chercheuse, historienne de l’art et artiste Mariza Rosales Argonza a été invitée en studio pour présenter l’exposition Passages convergents dans son ensemble et les artistes, accompagnée de Beatriz Herrera, une des trois artistes de cette exposition collective multidisciplinaire, proposant des dessins, des sculptures, notamment suspendues, des oeuvres robotiques et une installation numérique, dont plusieurs de grand format.

Une exposition immersive éclatante de couleurs et de lumière, ainsi qu’une profusion de fins matériaux, qui transforme les lieux de diffusion en un jardin artistique qui émerveille et invite à la déambulation et à la rêverie, particulièrement dans le cas de la salle de diffusion parc extension accessible jusqu’au dimanche 7 octobre 2018.

UNE RECOMMANDATION DE IN SITU!

Pour en savoir plus, voir l’album photos qui suit et vous pouvez écouter plus bas l’entrevue diffusée à Radio Centre-Ville 102,3.

 

JUSQU’AU 30 SEPTEMBRE 2018 : DERNIÈRES REPRÉSENTATIONS DU FLAMBOYANT SPECTACLE CAVALIA!

En programmation du Magazine radio In situ du 1e août 2018 et de l’émission Montréal Pluriel Le Retour du 1e août 2018, une entrevue avec Normand Latourelle, fondateur et directeur artistique de Cavalia, à l’occasion du retour de tournée du spectacle flamboyant Odysseo,  déjà présenté à Montréal. Un spectacle vivant à grand déploiement qui a fait escale au Canada, aux États-Unis et au Mexique récemment.

En tournée depuis ses débuts à l’automne 2011 et périodiquement à Montréal, Cavalia a proposé durant l’été 2018 des supplémentaires jusqu’au 30 septembre 2018 et a choisi de  s’installer dans un lieu central, pour une première fois au centre-ville de Montréal, à l’entrée du pont Jacques-Cartier sur la rue Sainte-Catherine  Est, à l’angle de l’avenue De Lorimier.

Cavalia réunit sur une scène gigantesque 70 magnifiques et séduisants chevaux , accompagnés de 50 cavaliers, acrobates, danseurs et musiciens, qui offrent une performance de haut niveau, dans  le cadre d’une scénographie d’ampleur qui émerveille. Un spectacle qui bénéficie d’un dispositif technologique à la fine pointe.

Un spectacle accessible à différents budgets, car les prix des billets varie entre 29,50 $ et 154,50 $ + taxes, de quoi succomber à la passion des chevaux!

Pour en savoir plus, voir l’album photo relatif à des étapes importantes : la levée du chapiteau, le spectacle offert et le vernissage récent du 11 septembre dernier.  À ceci, s’ajoute la répétition fascinante devant public des chevaux lors du vernissage. Vous pouvez aussi écouter plus bas l’entrevue de Pierre Archambault avec Normand Latourelle, diffusée à Radio Centre-Ville 102,3.

UNE FORTE RECOMMANDATION DE IN SITU!

 

DU 26 AU 30 SEPTEMBRE 2018 : LE VOLET ART POP DE L’INTENSE FESTIVAL POP MONTRÉAL À DÉCOUVRIR!

En programmation du Magazine radio In situ du 26 septembre 2018, une entrevue avec Hugo Dufour, co-commissaire du volet d’ampleur et rassembleur Art Pop, qui en est à sa 14e édition, dans le cadre de la 17e édition de l’événement Pop Montréal qui se veut multidisciplinaire, englobante et éclatée. À noter que la programmation musicale de cette édition du Magazine radio In situ est entièrement Pop Montréal !

Ce volet réunit cette année plus de 70 artistes exposant et performant à travers la ville, ainsi que des centres d’artistes et galeries d’art contemporain aux points de vue diversifiés (Espace Pop, Oboro, Ellephant, Pied Carré et le Centre Clark). Le siège social du festival  loge dans le Théâtre Rialto et la salle de danse, choisie comme lieu d’exposition principal, a inspiré les artistes réunis. Certains ont crée des oeuvres in situ.

Hugo Dufour nous présente le mandat et  la couleur du festival, ainsi que les principaux événements du volet Art Pop, juste avant l’ouverture en grand du festival mercredi soir dernier au Théâtre Rialto. Vous pouvez écouter l’entrevue plus bas diffusée à Radio Centre-ville 102,3 et voir de plus l’album photos pour cinq des six expositions programmées.

 

JUSQU’AU DIMANCHE 16 SEPTEMBRE 2018 AU MBAM : ALBUM SOUVENIR D’UNE EXPOSITION CONTROVERSÉE !

L’exposition d’Afrique aux Amériques : Picasso en face-à-face, d’hier à aujourd’hui au Musée des Beaux-Arts de Montréal jusqu’au 16 septembre 2018,  a fait l’objet de deux chroniques diffusées  à Radio Centre-Ville, dans le cadre du Magazine radio In situ du 5 septembre 2018 et de l’émission Montréal Pluriel du 12 septembre 2018.

L’artiste peintre, bédéiste et chroniqueur Guy Boutin a fait un compte rendu de cette exposition dense initiée en 2017 par le musée du quai Branly-Jacques Chirac et titrée alors Picasso Primitif. Une exposition qui a été adaptée pour être présentée au Musée des Beaux-Arts, réunissant maintenant des oeuvres de Picasso, dont une trentaine exposées pour la première fois au Canada, des oeuvres d’art tribal et des oeuvres d’artistes noirs contemporains. Une proposition qui n’a pas fait l’unanimité chez les critiques d’art.

Cette exposition permet de faire l’exercice très intéressant et étonnant de faire se cotoyer des tableaux, dessins, sculptures de Picasso, crées du temps de la colonisation, avec des oeuvres dites non occidentales, ce qui démontre toute l’influence des arts de l’Afrique et d’Océanie sur la création de Picasso.  À voir sur place, plus de 300 oeuvres et documents provenant majoritairement du musée du musée du quai Branly – Jacques Chirac et du Musée national  Picasso-Paris.

Dans le contexte de notre monde globalisé, la présence d’oeuvres d’artistes noirs contemporains vise à susciter une réflexion de taille, celle de  réécrire l’histoire de l’art, voire de décoloniser le regard des oeuvres premières datant du XIX siècle jusqu’à nos jours et de confronter l’héritage post-colonial.

L’exposition a suscité une controverse pour certaines raisons,dont les suivantes :

-L’ajout d’oeuvres d’artistes noirs contemporains installe un fouillis et atténue  l’impact de l’exercice de comparaison des oeuvres de Picasso et des oeuvres d’art non occidentales.

-On a assisté à une décision politiquement correcte, qui semble avoir été prise pour ne pas se heurter au militantisme et au courant des revendications identitaires actuel, afin de maintenir la réputation institutionnelle.

-On accuse le MBAM d’avoir usé du nom de Picasso pour attirer le public à une exposition avant tout de la communauté noire.

Pour en savoir plus, voir l’album photos qui suit, qui résume le contenu de l’exposition et vous pouvez écouter les deux chroniques de Guy Boutin plus bas diffusées à Radio Centre-Ville 102,3.

 

 

JUSQU’AU 16 SEPTEMBRE 2018 : UNE SÉRIE DE COLLAGES INÉDITS DE VIRGINIE MALTAIS ET UNE GALERIE EN BANLIEUE À DÉCOUVRIR!

Le Magazine radio In situ fait place à une entrevue avec l’artiste et mannequin Virginie Maltais, qui explore intensément la technique du collage depuis 2012 et qui nous présente  actuellement une série de paysages oniriques imprégnés de mouvement et intégrant des images de magazine de mode. Une passion des collages et leur langage propre qui l’habite depuis l’enfance.

L’artiste s’adonne à des collages transformés par des médiums mixtes (aquarelle, acrylique, encre) et tente de repousser ses limites personnelles et celles des matériaux utilisés. Elle se dit donc très souvent surprise par l’oeuvre finale.  Le fait de pouvoir exposer dans le cadre d’un solo et d’avoir l’espace pour présenter des collages de format moyen a eu un effet libérateur sur l’artiste et son évolution artistique. Virgine Maltais a de plus écrit un texte qui a été sélectionné par la revue Kolaj.

À découvrir aussi sur place la Galerie d’art événementielle Koke dans la magnifique ville de Rosemère, lieu géré par des graphistes publicitaires. Une galerie qui a fait le choix d’offrir un solo aux artistes, plutôt que d’opter pour des expositions collectives. Toutefois, les heures d’ouverture sont restreintes et la galerie est situé dans une ville en développement au plan artistique.

Pour en savoir plus, voir l’album photos qui suit et vous pouvez écouter plus bas l’entrevue avec l’artiste diffusée par Radio Centre-ville 102,3.

JUSQU’AU 9 SEPTEMBRE 2018 : EXCURSION À OTTAWA ET EXPO À VOIR AU MUSÉE DES BEAUX-ARTS DU CANADA!!

En programmation du Magazine radio In situ du 29 août 2018, un compte rendu de notre chroniqueur Robert Locas qui s’est rendu pour nous voir l’exposition au Musée des Beaux-Arts du Canada à Ottawa qui suit et recommandée. Voir le texte  de Robert Locas, l’album photos et le retour plus bas diffusé à Radio Centre-Ville.

Trésors impressionnistes. La collection Ordrupgaard

Un regard nouveau sur l’impressionnisme

Décrié à son apparition dans la deuxième moitié du XIXe siècle, le mouvement impressionniste a su, au fil des ans, prendre bien du gallon : il est depuis belle lurette une des formes d’expression artistique les plus appréciées. En témoigne éloquemment la place que le Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) aussi bien que le Musée des beaux-arts du Canada (MBAC) ont cet été décidé de lui réserver. À première vue, ce choix peut sembler en être un de facilité, une façon simple d’attirer un public gagné d’avance qu’une thématique plus austère aurait au contraire pu repousser par ces temps de canicule. À la défense de ces institutions, soulignons cependant que la grande thématique proposée présente dans les deux cas un intérêt particulier, une « valeur plus ». À Québec, c’est un regard sur une grande oubliée qu’on nous propose avec Berthe Morisot, femme impressionniste. Comptant parmi les fondatrices du mouvement aux côtés des Monet, Degas et Renoir, Berthe Morisot n’a jamais pu atteindre la notoriété de ses prestigieux pairs malgré une production relevée. Le grand musée d’Ottawa, pour sa part, a fait preuve d’un certain non-conformisme en nous proposant Trésors impressionnistes. La collection Ordrupgaard. Avec cette présentation de L’art en France et au Danemark au XIXe et au début du XXe siècle, le MBAC établissait son intention d’élargir le concept d’impressionnisme. Il l’a fait d’abord en aménageant une toute petite place en ses murs à certains précurseurs du mouvement, comme Ingres et Delacroix. Il l’a fait encore et davantage en ajoutant aux 60 toiles impressionnistes françaises pas moins de 17 toiles danoises, certaines bien ancrées dans le XXe siècle.

Mentionnons que, dans un bel effort pédagogique, les autorités du Musée ont rendu disponible en entrée des salles un dépliant permettant aux visiteurs de situer les grandes époques artistiques depuis le néoclassicisme jusqu’au fauvisme. Dans le même esprit, ils ont préféré au simple cartel un court texte analysant brièvement chaque œuvre et la contextualisant. Le catalogue, enfin, est offert au prix modeste de 25 $.

Le corpus français de l’exposition se veut un véritable Who’s Who de l’impressionnisme : aux noms de Cézanne, Degas, Gauguin, Manet, Monet, Matisse, Pissarro, Renoir et Sissley s’ajoutent encore les Corot, Courbet, Redon… Berthe Morisot a même délaissé les cimaises de la Vieille Capitale pour venir l’espace d’un tableau tenir compagnie à Eva Gonzalès, autre artiste de l’atelier de Monet. Mentionnons que l’exposition rend un hommage vibrant à Corot en rapportant cette citation de Claude Monet (1897) : « Il y a un seul maître, Corot. Nous ne sommes rien en comparaison, rien. »

On appelle Âge d’or danois la période de renouveau artistique comprise entre les années 1818 et 1850. De retour d’Italie en 1818, en effet, Christoffer Wilhelm Eckersberg, nommé professeur à l’Académie royale des beaux-arts de Copenhague, va présider à l’élaboration d’un style danois caractérisé par des extérieurs lumineux, des intérieurs feutrés, des portraits et des scènes de vie quotidienne. De grands noms apparaîtront bientôt au panthéon national : Christen Købke, Vilhelm Hammershøi, Laurits Andersen Ring, Peter Christian Thamsen Skokvgaard… Les œuvres exposées à Ottawa offrent entre autres choses aux regardeurs de subtils clairs-obscurs, des intérieurs feutrés transpercés de lumière et même une originale perspective de portes ouvertes en enfilade…

Durement frappé en début de XIXe siècle par la guerre, c’est un Danemark grandement affaibli qui aura su se relever pour amorcer à compter de la moitié du siècle une révolte sociale et économique qui en fera une société moderne et prospère. Wilhelm et Henny Hansen incarnent bien cette résilience et ce renouveau; c’est à eux que l’on doit la constitution, entre 1892 et 1931, de la collection Ordrupgaard, du nom de leur résidence en banlieue de Copenhague. À Ordrupgaard, les œuvres françaises occupaient une annexe alors que les œuvres locales étaient accrochées dans la maison même. Le MBAC a respecté cette forme d’accrochage en regroupant les tableaux danois en fin d’exposition. Grands amis de l’art, les Hansen ont dès 1918 ouvert leur résidence aux visiteurs à raison d’un jour par semaine; léguée à l’État après leur mort, Ordrupgaard est devenue musée en 1953.

Organisée par Erika Dolphin, conservatrice associée du Musée des beaux-arts du Canada, l’exposition se termine le dimanche 9 septembre.

texte : Robert Locas