ÉMISSION 1-01-15: CHRONIQUE CINÉMA ARTS VISUELS DURANT LES FÊTES!

Dans le cadre de l’émission radio La chronique culturelle du conseil/Les contes à rendre du jeudi 1er janvier 2015, première émission de la nouvelle année,  des suggestions de films sont faites mais avec des bémols.

MILLE FOIS BONNE NUIT  au cinéma Beaubien:    un drame du cinéaste norvégien Erik Popp et ex-photographe de guerre, qui a décidé de transposer à l’écran la réalité d’une femme photographe de guerre, interprétée par Juliette Binoche et les difficultés de celle-ci à composer avec ses problèmes familiaux. Cette partie du film est – à mon avis – moins convaincante, que la partie pendant laquelle on accompagne la photographe dans ses reportages photos des plus dangereux. Le film vaut d’être vu pour la scène d’ouverture et la finale choc, alors que la photographe suit de près toutes les phases de préparation des personnes kamikazes qui ont choisi de se sacrifier au nom d’Allah.  Malheureusement, la problématique familiale parvient peu à nous émouvoir, en comparaison avec la mission d’importance que la photographe  se doit d’accomplir. On comprend difficilement les réactions des membres de la famille,  alors que le conjoint a du déjà accepter le métier de sa femme, pour en arriver à fonder une famille dans le passé.

M. TURNER aussi au Cinéma Beaubien: Film de Mike Leigh fort attendu avec Timohy Spall dans le rôle de Turner,  célèbre et prolifique peintre romantique anglais, épris de lumière et voyageur infatigable. Un peintre déterminé à léguer à l’état son oeuvre, ayant vécu de 1775 à 1851 et considéré comme le précurseur des impressionistes, de par l’évolution de sa peinture à l’huile, étonnamment moderne à l’époque. Un film certainement bien documenté, réussi au plan de la reconstitution historique et sociologique, avec des scènes de l’académie (Royal academy of arts) mémorables, qui démontre le manque d’ouverture et les abus de pouvoir de cette institution à l’époque. Toutefois, l’acteur principal en fait trop pour rendre le tempérament de Turner qu’on décrivait comme rude et robuste, avec des tics et une rigidité corporelle qui frôle la caricature, ce qui le rend parfois même repoussant. C’est donc dire que cette prestation alourdit le film, qui a déjà une bonne durée de trois heures.  Le film aurait aussi gagné à offrir quelques moments de grâce qui aurait permis de faire une immersion dans la démarche et le processus artistique de l’artiste, ayant évolué de paysages fantastiques et sublimés, dans un style proche de celui des peintres du 17ième et 18ième à une vision lumineuse et transfigurée de la réalité figurative, où le sujet de l’oeuvre est davantage la représentation des effets de lumière ce, 40 ans avant Monet.  Cette dernière étape provoqua

critiques et incompréhension,  au point de parler de ¨folies de Turner¨. La décision de suivre le personnage, sans aucune narration, n’aide pas non plus toujours à comprendre clairement le parcours de Turner.

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